Alléluia, le blogue de Maëster existe (je l'ai rencontré)!

M'étant initié grâce à cet irremplaçable auteur au polar ("... et boules de gommes", nan, j'déconne, j'suis plutôt Jim Tompson...), à la religion (les "Soeurs Marie Thérèse", dont je regrette la disparition de la Mère Supérieure....) et à la sexualité (Athanagor Gewurlitzer, nan, j'déconne, j'me suis initié avec, heu... merde, j'oubliais que ma femme lisais ce blogue...), c'est avec plaisir et déléctation que je le vois arriver sur le Net, en ayant l'air de ne pas mâcher sa gomme...

Une petite inquiétude : parti avec tant d'enthousiasme, il pourrait en revenir trop vite.

Une petite déception : il faudrait lui faire découvrir les avantages de la licence Creative Commons pour ses oeuvres bloguesques, ça ferait de lui un Dieu du Net.

Une petite révélation : contrairement à ce qu'en disait Gaudelette, il n'a pas l'air d'un alcoolique jouant au ping pong.

Une petite incompréhension : alors maintenant, Soeur Marie Thérèse, c'est dans l'Echo des Savanes ? Mais chez qui édite-t-il donc maintenant ? Faudrait qu'il mette un post-it pour expliquer tout ça...

Des fois, il m'arrive de fantasmer, et pas uniquement sur des blondes à fortes poitrines. Amateur de jeux vidéos vroum vroum, mais regrettant la dérive images de synthèses - réalisme qui nous fait regretter la fraîcheur des jeux genre "Day of the Tentacule", par ailleurs amateur de 2CV, j'avais imaginé un jeu vidéo avec des personnages Maësteriens de course de deudeuches dans la campagne provençale, avec un flic abscon, une bonne soeur qu'on ne présente plus, un boucher végétarien, peut être un ossédé sessuel et une de ses créatures, chacun avec ses tares et ses bottes cachées (bon pour le gameplay), embringués dans une histoire à base de vroum vroum, de tirage de bourre avec deuches améliorables et armées, et d'intrigues intriguantes.

J'avais même pensé à une extension appelée "les immigrants", avec :

  • un touriste américain: avantage : la fine fleur de la technologie, vision nocturne, GPS et tout le tralala; inconvénient : un surpoids qui fait pencher la deuche sur le côté
  • un immigrant du Maghreb : avantage : spécialiste de la course sur piste; inconvénient : il n'arrête pas de se faire courser par le service de l'immigration
  • la bonne soeur : avantage : elle a le Seigneur de son côté; inconvénient : elle est constamment bourrée au vin de messe
  • un flic : avantage : il a des renforts jamais loin; inconvénient : il lâche tout dès qu'il voit l'immigrant du Maghreb
  • etc, etc, le plus politiquement incorrect possible, certes, mais plutôt à gauche

Tout ce beau monde évoluerait dans une histoire de tournoi bientôt interrompu par l'intervention d'extraterrestres.

Vous n'allez jamais me croire, mais je me suis voulu scénariste, un jour. D'ailleurs, il faudra que je publie ma pièce de théâtre, inspirée de l'univers des Rats de Ptiluc...

Si des graphistes fous, des programmeurs besogneux, voulaient essayer le truc, je veux bien réecrire mes idées avec un scénario avec ses sept bobines en béton, et faire le son, aussi, tiens...

Mais le Maëster étant (selon ses propres dires) une burne en informatique, je doute que l'aventure lui plaise...

C'est bien dommage. Je me suis fait un jour la réflexion qu'il était à Gotlib ce que Woody Allen serait à Ingmar Bergman : le disciple fasciné par son modèle, excellent mais juste un tout petit peu moins bon... Un peu brouillon, un peu inégal...

Le génie de Woody Allen est d'avoir fait de cette conscience une qualité indéniable. Revoir "Husbands and Wives" pour en avoir une démonstration, d'ailleurs...

Alors, continuant dans la comparaison, Woody Allen tâtant de la clarinette, pourquoi le Maëster ne tâterait pas d'autre chose ? J'ai parlé de jeu vidéo, mais hé, et la télé ? Peut être pas le cinéma, dont la rigueur scénaristique l'emmerderait probablement (enfin, chais pas, j'le connais pas...), mais la télé aurait bien besoin d'un coup de frais. L'univers de Maëster dans la lucarne, ça me ferait presque racheter une télé (nan, j'attendrais la sortie en DVD...).

Bon. J'vais mettre un trackback sur son blogue pour qu'il lise ce que je dis... Si il lâche ses crayons de temps en temps... Et si les rélexions d'un glaneur de son sans prétention peuvent intéresser un tâcheur de papier canson...